En Amazonie: infiltré dans le « meilleur des mondes »

Ce livre écrit en 2011, devrait être lu par tous ceux qui font leurs courses sur internet. Il devrait être lu à l’école, dans les collèges, dans les lycées, les universités. Il devrait être mis en lecture libre dans les mairies, les lieux publics … Pour permettre à chacun de connaitre la réalité de ce qui se passe quand nous passons une commande chez Amazon. Et dire que de l’argent public a été dépensé pour attirer les crocodiles amazoniens dans nos territoires. C’est une honte. Comment le pays des Droits de l’Homme peut il cautionner cet esclavage moderne?

Depuis 8 ans les choses ne se sont pas amélioré: début 2018, un brevet a été déposé par le géant de la vente en ligne présentant un bracelet électronique permettant de surveiller l’activité des employés. Et son patron, Jeff Bezos est devenu l’homme le plus riche au monde.

Lisez ce livre, achetez-le chez un libraire mais pas là….

…volez-le, empruntez-le, mais lisez-le!

IL FAUT SE DÉBARRASSER D’AMAZON.

Le pitch du livre

 » Pour son pic d’activité, à l’approche des fêtes de Noël 2012, Amazon recrute des milliers d’intérimaires. Pour la première fois en France, un journaliste décide d’infiltrer un entrepôt logistique du géant du commerce en ligne. Il intègre l’équipe de nuit. Après avoir souscrit au credo managérial et appris la novlangue de l’entreprise, c’est la plongée dans la mine : il sera pickeur, chargé d’extraire de leurs bins (cellules) des milliers de « produits culturels », amassés sur des kilomètres de rayonnages, marchandises qu’il enverra se faire emballer à la chaîne par un packeur, assigné à cette tâche. Chaque nuit, le pickeur courra son semi-marathon, conscient de la nécessité de faire une belle performance, voire de battre son record, sous le contrôle vigilant et constant des leads (contremaîtres), planqués derrière des écrans : ils calculent en temps réel la cadence de chacun des mouvements des ouvriers, produisent du ratio et admonestent dès qu’un fléchissement est enregistré… Bienvenue dans le pire du « meilleur des mondes », celui qui réinvente le stakhanovisme et la délation sympathiques, avec tutoiement. Plus de quarante-deux heures nocturnes par semaine, en période de pointe. Un récit époustouflant. Jean-Baptiste Malet nous entraîne de l’autre côté de l’écran, une fois la commande validée. La librairie en ligne n’a plus rien de virtuel, l’acheteur ne pourra plus dire qu’il ignorait tout de la condition faite aux « amazoniens ».

Jean-Baptiste Malet est journaliste. Âgé de vingt-six ans, il est l’auteur d’un premier livre : Derrière les lignes du Front (Golias, 2011).

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